Chaque hiver, des milliers de carcasses d‘oiseaux marins s‘échouent sur les plages américaines et européennes de l‘Atlantique, dans des circonstances assez mystérieuses.
Une étude vient de trouver le coupable: des cyclones si violents qu‘ils empêchent les oiseaux de se nourrir, et finissent par les affamer. Ces oiseaux quittent tous les ans leurs lieux de nidification en Arctique pour passer l‘hiver plus au Sud, en plein milieu de l‘Atlantique Nord. Ils y trouvent des conditions plus clémentes: températures moins glaciales, abondance des ressources alimentaires… Mais ces zones se trouvent sur la trajectoire de cyclones de forte intensité pouvant durer plusieurs jours. «On se doutait que ces tempêtes tuent les oiseaux. Mais ce qui restait mystérieux, c‘était de savoir où, et comment», explique à l‘AFP David Grémillet, directeur de recherche CNRS qui a coordonné l‘étude parue dans Current Biology.
En étudiant leurs trajectoires, combinées aux données climatiques sur les dépressions hivernales, les chercheurs ont pu déterminer les zones dans lesquelles les oiseaux rencontrent les cyclones. Ils ont découvert, à leur grande surprise, que leur dépense énergétique n‘augmentait pas avec les cyclones.
Donc s‘ils ne meurent pas de froid, ni d‘épuisement face aux vents violents, «l‘hypothèse est que les conditions météorologiques sont si effroyables qu‘ils n‘arrivent pas à se nourrir», suggère David Grémillet.





