L’Equatorien Jhonatan Narvaez a fait définitivement basculer le Tour d’Italie de la formation UAE du bon côté de la force en offrant à son équipe sa troisième victoire en huit étapes et sa deuxième sur le plan personnel, à Fermo, selon l’AFP.
Difficile de trouver passage plus flamboyant de l’ombre à la lumière que celui vécu sur ce Giro pour la formation émirati.
Avant même le départ de Bulgarie, le forfait de Joao Almeida, prévu comme leader en l’absence de Tadej Pogacar et Isaac del Toro, avait jeté un froid.
Le pire était seulement à venir avec le triple abandon de Marc Soler, Jay Vine et surtout Adam Yates, numéro 1 de substitution, après une grosse chute collective lors de la deuxième étape.
Mais le retour sur le sol italien, lors de la quatrième étape, a marqué la renaissance d’un groupe réduit à cinq coureurs avec la première victoire de Narvaez, lui-même tout juste revenu d’un grave accident en janvier au Tour Down Under.
Et depuis, ça s’enchaîne, avec le succès dès le lendemain de l’Espagnol Igor Arrietan. Puis le doublé de Narvaez samedi dans les rues étroites de Fermo, dans un final faisant penser à celui des Strade Bianche à Sienne, à l’issue d’un travail d’équipe remarquable.
Après avoir pris la bonne échappée avec son coéquipier danois Mikkel Berg et le Norvégien Andreas Leknessund à plus de 70 km de l’arrivée, le champion d’Equateur a fait la différence dans un final taillé sur mesure pour ses qualités de puncheur avec plusieurs ascensions courtes mais raides.





