- Plateforme Wego : L’Égypte, corridor vital du trafic international
- Le Caire en tête en Afrique
- Wael Al-Nachar : Des indicateurs qui confirment l’efficacité du système

Sur instructions du ministre de l’Aviation civile, Dr Sameh Al-Hefni, les aéroports égyptiens poursuivent leurs performances opérationnelles remarquables et maintiennent un haut niveau d’activité, en dépit des tensions géopolitiques qui prévalent dans la région depuis près de deux mois.

- L’ingénieur Aiman Arab
Sous la présidence du président-directeur général et administrateur délégué de la Holding des aéroports et de la navigation aérienne, l’ingénieur Aiman Arab, les plateformes aéroportuaires ont enregistré, au cours de la semaine écoulée, une dynamique soutenue. Le nombre total de vols s’est élevé à 3 997, dont 1 998 arrivées et 1 999 départs. Le trafic passagers a atteint 564 332 voyageurs, répartis entre 269 839 arrivées et 294 493 départs, traduisant la vigueur de l’activité et la continuité de la performance opérationnelle.
L’aéroport international d’Hurghada a connu une forte intensité de trafic, avec 915 vols à l’arrivée et 914 au départ. Le nombre de passagers s’est élevé à 130 557 à l’arrivée et 138 827 au départ, reflétant la vitalité des flux touristiques.
De son côté, l’aéroport international de Charm Al-Cheikh a enregistré 1 230 vols, dont 614 arrivées et 616 départs. Le trafic passagers a atteint 192 482 voyageurs, répartis entre 94 791 arrivées et 97 691 départs, confirmant l’attractivité touristique de la destination.
L’aéroport international de Louxor a, pour sa part, totalisé 330 vols (165 arrivées et 165 départs) et accueilli 58 800 passagers, dont 19 326 à l’arrivée et 39 474 au départ, témoignant de la diversité entre vols domestiques et internationaux et du regain de fréquentation touristique.
L’aéroport international d’Alexandrie a enregistré 119 vols à l’arrivée et 120 au départ, avec un trafic de 13 739 passagers à l’arrivée et 12 078 au départ.
Quant à l’aéroport international d’Assiout, il a totalisé 289 vols (145 arrivées et 144 départs), pour un trafic de 6 915 passagers, dont 4 067 à l’arrivée et 2 848 au départ, illustrant la régularité et l’efficacité des opérations.
Dans la même dynamique, l’aéroport international de Sohag a enregistré 40 vols à l’arrivée et 40 au départ, avec 6 059 passagers à l’arrivée et 4 875 au départ.
Le commandant de bord Wael Al-Nachar a souligné que ces indicateurs traduisent l’efficacité et la flexibilité du système aéroportuaire égyptien, ainsi que sa capacité à s’adapter aux évolutions opérationnelles et régionales. Il a ajouté que la holding poursuit la mise en œuvre de ses plans visant à renforcer la performance opérationnelle et à améliorer les services offerts aux passagers et aux compagnies aériennes, afin d’assurer la régularité du trafic et de consolider la position de l’Égypte en tant que hub régional majeur.
Par ailleurs, la plateforme Wego a indiqué que l’Égypte est devenue un corridor essentiel pour les vols internationaux déroutés afin d’éviter la fermeture de certains espaces aériens au Moyen-Orient. Elle précise que les principaux aéroports internationaux du pays — Le Caire, Hurghada, Charm Al-Cheikh, Louxor et Alexandrie — fonctionnent à pleine capacité.

- Le comptable Magdi Isaac
L’aéroport international du Caire, sous la direction de Magdi Isaac, demeure le plus fréquenté du continent africain, ayant accueilli plus de 111 000 passagers en une seule journée en février 2026.
Selon les dernières estimations d’Oxford Economics, près de 28 millions de départs aériens au Moyen-Orient pourraient être menacés d’annulation en 2026, dans un contexte de perturbations persistantes liées aux tensions militaires, aux fermetures d’espaces aériens, aux déroutements et à la hausse des coûts d’exploitation.

L’étude indique que l’Europe serait la région la plus affectée, concentrant environ 60 % des vols à risque, notamment sur des marchés clés tels que la Turquie, la France et le Royaume-Uni, traditionnellement dépendants des flux en provenance du Moyen-Orient.
Ces évolutions traduisent une mutation marquée des comportements touristiques. Face à l’incertitude, de nombreux voyageurs privilégient désormais des destinations plus proches et plus stables sur le plan sécuritaire, ce qui stimule directement le tourisme régional.
Dans ce contexte, l’Égypte, aux côtés du Maroc et de la Tunisie, s’impose comme une alternative régionale de premier plan, tirant parti de sa position géographique, de la diversité de son offre touristique et d’une relative stabilité du trafic aérien.






