Donald Trump s’en est pris violemment mardi à l’Europe, qui selon lui “se délabre” à cause de certains dirigeants “stupides” et d’une politique migratoire trop “politiquement correcte”, selon l’AFP.
Dans un grand entretien accordé au site Politico, le président américain maintient par ailleurs la pression sur l’Ukraine, en lui enjoignant de tenir des élections et en martelant que la Russie avait “toujours eu” l’avantage militaire.
“La plupart des nations européennes (…) se délabrent”, a-t-il asséné, reprenant en termes plus crus l’argumentaire récemment déroulé par son gouvernement dans sa “Stratégie de sécurité nationale.”
Ce document publié vendredi anticipe l'”effacement civilisationnel” de l’Europe et prône la lutte contre les “migrations de masse”, avec une rhétorique qui selon certains commentateurs fait écho à des éléments de la théorie complotiste d’extrême droite dite du “grand remplacement”.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé mardi que certaines parties de cette stratégie de sécurité étaient “inacceptables” du point de vue européen.
“Je n’ai pas de véritable ennemi”, a assuré le dirigeant républicain en parlant des dirigeants de l’Union européenne, dont les relations avec Washington se sont sensiblement tendues ces derniers mois à cause de contentieux sur le commerce et la tech.





