Donald Trump a subi l’une des pires défaites de sa carrière politique, après que les républicains ont perdu le contrôle des deux chambres du Congrès au profit des démocrates lors d’un vote qui s’est transformé en verdict sur sa présidence.
À 07:40 CET, les démocrates avaient gagné 25 sièges à la Chambre des représentants, portant leur total à 220, soit deux de plus que les 218 nécessaires pour une majorité.
Au Sénat, ils ont pris sept sièges aux républicains, notamment au Texas, dans l’Ohio, au Kansas et dans le Maine.
Les prix élevés ont pesé lourdement sur les électeurs. Environ deux tiers ont déclaré, dans une enquête réalisée le jour du scrutin, que les tarifs douaniers de Trump avaient nui à l’économie.
Le président a indiqué qu’il accepterait les résultats, mais a ajouté: “Je ne considère pas que ce soit un coup porté contre moi”.
Il a également précisé qu’il utiliserait son veto pour bloquer le programme des démocrates, publiant une photo d’une casquette rouge avec le mot “VETO” brodé dessus.
Mais jusqu’où un Congrès démocrate peut-il vraiment changer les choses pour l’Europe et pour les marchés ?
Un Congrès démocrate mettra-t-il fin à la menace de tarifs contre l’Europe ?
Probablement pas, car les tarifs de Trump ne dépendent plus du Congrès.
Après que la Cour suprême a annulé ses tarifs d’urgence en février, l’administration les a replacés sous la section 301 du droit commercial américain. Cette voie permet au président d’agir sans vote des parlementaires.
Les démocrates peuvent organiser des auditions et ralentir la confirmation de ses candidats, mais ils ne peuvent pas facilement lui retirer ce pouvoir.





