Les Etats-Unis accueillent une réunion ministérielle visant à internationaliser la lutte contre l’extrémisme de gauche dont Antifa, classé par le président Donald Trump comme “organisation terroriste”, dans un contexte d’augmentation des violences politiques, selon l’AFP.
Sous le titre de “Résurgence du terrorisme politique”, le rendez-vous sous les auspices du secrétaire d’Etat Marco Rubio vise tout particulièrement le “terrorisme d’extrême gauche”, qui, selon le gouvernement américain, est en hausse.
Plus d’une soixantaine de délégations, d’Europe à l’Asie, sont attendues à cette réunion à laquelle participeront également le ministre américain des Finances Scott Bessent et le conseiller immigration de Donald Trump, Stephen Miller.
La France sera représentée au niveau des hauts fonctionnaires, selon une source officielle française.
Le moment choisi peut surprendre alors que les Etats-Unis sont englués dans la guerre avec l’Iran.
Mais des responsables américains assurent que la réunion est en préparation depuis longtemps et qu’elle tombe à point nommé dans l’objectif de renforcer la coopération internationale dans ce domaine.
“Le terrorisme politique d’extrême gauche connaît un regain d’activité”, a indiqué le département d’Etat dans un communiqué, soulignant qu’il “ne s’agit pas d’incidents isolés” mais d’une “stratégie délibérée, motivée par des considérations idéologiques, visant à déstabiliser les sociétés libres”.
“Pendant trop longtemps, cette menace est restée un angle mort dans la lutte antiterroriste menée par la communauté internationale, sous-estimée et dotée de moyens insuffisants, malgré le danger qu’elle représente”, ajoute le texte.
Une analyse, très commentée à l’époque, du centre de réflexion américain Center for Strategic and International Studies (CSIS) publiée l’année dernière a relevé une augmentation de la violence d’extrême gauche aux Etats-Unis au cours des dix dernières années, soit depuis l’élection du président Donald Trump en 2016.
Mais, ajoutaient les auteurs de l’étude, “elle a augmenté par rapport à des niveaux très bas, et reste bien inférieure aux niveaux historiques de violence perpétrée par des auteurs d’attaques d’extrême droite et jihadistes”.





