Washington fait pression sur les alliés de l’Ukraine pour bâtir de toute urgence une défense antiaérienne “patchwork” à partir d’équipements aux standards de l’Otan et donc compatibles, certains ultramodernes, d’autres plus anciens, pour protéger les principaux objectifs stratégiques ukrainiens des bombardements russes, a rapporté l’AFP. “Ce que la direction (ukrainienne) a décrit comme la chose dont ils avaient le plus besoin immédiatement, c’est la défense antiaérienne”, a rappelé jeudi à Bruxelles le ministre américain de la Défense Lloyd Austin, au lendemain d’une réunion des 50 pays alliés qui coordonnent leur soutien militaire à Kiev. Or, pour mettre sur pied le “bouclier antiaérien” réclamé par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, il faut créer ce que les militaires appellent une défense sol-air multi-couches. “Ce sont des systèmes à courte portée, basse altitude, ensuite des systèmes à moyenne portée, moyenne altitude, et enfin des systèmes à longue portée, haute altitude”, a expliqué mercredi à la presse le chef d’étatmajor américain, le général Mark Milley. Ces trois niveaux permettront de protéger les objectifs stratégiques ukrainiens, comme les grandes villes, les infrastructures clés ou les centres de pouvoir, contre les missiles balistiques, les missiles de croisière ou encore les drones. Les Etats-Unis ont promis le système de défense antiaérienne NASAMS, dont les deux premiers exemplaires doivent arriver prochainement en Ukraine. Ils en ont commandés six de plus au fabriquant Raytheon, mais la livraison de ces systèmes de courte à moyenne portée et à altitude moyenne, pourrait ne pas intervenir avant deux à trois ans.




