De “nombreuses villes” étaient bombardées en Ukraine hier matin selon la présidence, la capitale Kiev étant visée par les premières frappes depuis plus de trois mois, alors que le président russe Vladimir Poutine s’apprête à réunir son conseil de sécurité, deux jours après l’explosion sur le pont de Crimée. A Kiev, un journaliste de l’AFP a vu de nombreuses ambulances dans le centre-ville se diriger vers les lieux où trois fortes explosions ont été entendues. De gros panaches de fumée noire étaient visibles. Deux nouvelles explosions ont ensuite retenti. La dernière frappe sur Kiev remontait au 26 juin. Le Kremlin a annoncé que Vladimir Poutine convoquait son conseil de sécurité, qui rassemble les principaux ministres, responsables politiques et représentants des services de sécurité et de l’armée russes. Dimanche, M. Poutine a accusé Kiev d’avoir organisé l’explosion qui a partiellement détruit samedi le pont de Crimée reliant la Russie à la péninsule annexée, évoquant un “acte terroriste”. Le trafic automobile et ferroviaire avait quelques heures après la déflagration qui a fait trois morts et a été attribuée par les autorités russes à un camion piégé. L’explosion sur ce pont inauguré par M. Poutine en 2018 et symbole de l’annexion de la Crimée en 2014 constitue un nouveau revers pour la Russie au moment où ses forces sont en difficulté en Ukraine. “Les auteurs, les exécutants et les commanditaires sont les services secrets ukrainiens”, a assuré M. Poutine à l’issue d’une réunion avec le chef du Comité d’enquête russe, selon une vidéo diffusée par le Kremlin. “Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un acte terroriste visant à détruire une infrastructure civile russe d’importance critique”. Kiev n’a ni confirmé ni démenti son implication. Le président Volodymyr Zelensky s’est contenté d’ironiser dans une vidéo sur le temps “nuageux” samedi en Crimée – allusion probable à la fumée de l’incendie – “bien qu’il y faisait également chaud”. Il a promis dans la même vidéo une Crimée “sans occupants”.





