A la Saint-Glinglin
L’expression est souvent employée pour exprimer le renvoi d’une action à une date indéterminée. En général lointaine voire à jamais. Mais d’où vient-elle ? Le Figaro revient sur son histoire. Qu’en est-il alors de notre «Glinglin»? Faut-il y voir l’œuvre d’un «zinzin»? Non. Là aussi soyons sérieux et fuyons les faux-semblants. Notre «glinglin» dérive en réalité du verbe «glinguer». Une forme issue du patois de la région de Metz, elle-même née de la base verbale «klingen», en allemand: «sonner». Mais quel rapport nous direzvous alors avec l’idée de remettre une action à une date indéterminée? Selon la petite histoire, raconte Georges Planelles, on utilisa l’expression pour signifier à celui qui ne connaissait pas le calendrier liturgique et donc, qui ignorait que Glinglin n’avait jamais existé, qu’on payerait son dû «à une sonnerie de cloche, sans préciser laquelle». Une manière quelque peu moliéresque et poétique inventée pour fuir ses créanciers…