L’usage du café se diffusa rapidement dans la société égyptienne au cours du XVIe siècle, mais affecta diversement les différentes catégories sociales. Selon les milieux et les époques l’attitude envers la nouvelle boisson évolua. En nous basant sur les récits des voyageurs occidentaux et orientaux, et sur les documents des tribunaux ottomans du Caire, nous nous attacherons non seulement aux objets et aux lieux de préparation et de consommation du café, mais aussi aux gestes accompagnant ces moments, aux valeurs attribuées au breuvage, aux usages et aux divertissements liés à la consommation du café.
À la découverte de la riche culture du café en Égypte
L’Égypte, une terre chargée d’histoire et de culture, offre une expérience du café aussi riche et invitante que son passé riche. Bien que souvent éclipsé par ses célèbres thés, le café égyptien, ou « Ahwa » comme on l’appelle localement, est un joyau caché dans le monde des boissons contenant de la caféine. Dans cet article de blog, nous plongeons dans le monde aromatique du café égyptien et explorons ce qui le rend particulièrement captivant.
Les origines et les traditions
Le café est arrivé en Égypte grâce au commerce avec l’Empire ottoman et est depuis devenu partie intégrante de la culture égyptienne. Des marchés animés du Caire aux rives tranquilles du Nil, le café est bien plus qu’une simple boisson en Égypte ; c’est un symbole d’hospitalité et d’amitié.
Traditionnellement, le café égyptien est préparé dans une cafetière à long manche appelée « kanaka », qui est souvent en laiton ou en cuivre. Le processus de préparation est presque cérémonial – un témoignage du respect que les Égyptiens ont pour cette boisson. Le café est généralement fort, épais et sucré selon les préférences personnelles, souvent épicé avec de la cardamome ou d’autres épices locales.
Les cafés : Un pôle social
Les cafés égyptiens, connus sous le nom de « Ahwa », sont bien plus que de simples endroits où déguster une tasse de café. Ce sont des centres sociaux où les gens se réunissent pour discuter de politique, jouer à des jeux comme le backgammon et les échecs et regarder le monde passer. Ces cafés sont ornés de designs complexes, dégageant une ambiance à la fois historique et contemporaine.
Traditionnellement, les femmes appréciaient le café à la maison et, ces dernières années, on a assisté à une tendance croissante aux cafés conviviaux pour les femmes, destinés à la femme égyptienne moderne qui cherche à savourer son café dans un cadre social.
Des rebondissements modernes sur une boisson traditionnelle
Même si le café égyptien traditionnel reste populaire, la culture du café se développe dans les zones urbaines, apportant une touche moderne au café classique. Les cafés spécialisés et les cafés de style occidental sont de plus en plus courants dans des villes comme Le Caire et Alexandrie, proposant une gamme de styles de café internationaux et fusion.
Durabilité et production de café
L’Égypte n’est pas un grand producteur de café, mais on constate un intérêt croissant pour le café durable et d’origine locale. Des initiatives à petite échelle commencent à émerger, axées sur l’approvisionnement éthique et le soutien aux communautés locales. Ces efforts ne visent pas seulement à produire du café, mais également à préserver la riche culture du café dont l’Égypte se targue.
Un avant-goût de l’Égypte
Faire l’expérience du café égyptien, c’est se plonger dans un monde de saveurs, de traditions et de liens sociaux. Que ce soit en sirotant une infusion forte et épicée dans un Ahwa traditionnel ou en dégustant un latte moderne dans un café chic, le café en Égypte offre un avant-goût de la riche histoire et de la culture dynamique du pays. Lorsque vous planifiez votre prochaine aventure autour du café, pensez au pays du Nil, où chaque tasse raconte une histoire.
La belle histoire du café
Le café est un élément essentiel de notre rythme de vie, une source d’inspiration et un stimulant qui réveille notre corps et notre esprit. Mais c’est bien plus que cela : c’est une force culturelle planétaire plus appréciée que jamais. Mais d’où vient exactement le café et comment est-il devenu si populaire ? Pour en savoir plus, découvrez l’histoire du café.
La légende de l’origine du café commence en Éthiopie
L’Éthiopie est largement considérée comme l’épicentre de l’origine du café. Si vous avez déjà cherché « l’histoire du café » sur Google, vous avez certainement entendu parler de la célèbre histoire de la découverte du café en Éthiopie par Kaldi, un éleveur de chèvres éthiopien, aux alentours de l’an 800 de notre ère. Il a observé vers ses chèvres et s’est rendu compte qu’elles se comportaient de façon très étrange. Elles étaient pleines d’énergie et surexcitées après avoir mangé les baies d’un arbre. Il a donc goûté les baies lui-même et, après s’être senti lui aussi alerte et dynamique, Kaldi les a apportées à un moine. Les moines ont déclaré que c’était l’œuvre du diable et jeté les baies dans le feu. Ce faisant, un délicieux arôme s’est dégagé et les baies ont rapidement été retirées du feu et écrasées sur les braises. Se rendant compte de leur erreur, les moines ont placé alors les baies dans une cruche et les ont couvertes d’eau chaude pour les conserver. Les moines ont ensuite bu cette nouvelle boisson et se sont rendu compte qu’elle les aidait à rester éveillés pendant les cérémonies et les prières nocturnes. Bien entendu, il ne s’agit probablement que d’une merveilleuse légende et l’histoire du café est plus vraisemblablement celle du peuple nomade Oromo/Galla d’Éthiopie et du nord du Kenya.
Le premier café du monde
Le premier café du monde a été ouvert en 1475 à Constantinople, aujourd’hui connue sous le nom d’Istanbul. Dans la vie quotidienne, le café était consommé à la maison et aussi servi pour honorer les invités. En dehors de leur domicile, les gens se rendaient dans les cafés non seulement pour boire du café, mais aussi pour discuter, écouter de la musique, regarder des artistes, jouer aux échecs, bavarder et se tenir au courant de l’actualité. Sans les technologies modernes dont nous disposons aujourd’hui, les cafés sont rapidement devenus l’épicentre de l’échange et de la collecte d’informations. On les appelait souvent les « écoles des sages ». Et comme des milliers de pèlerins du monde entier se rendent chaque année à la Mecque, la connaissance de ce « vin d’Arabie », comme on l’a rapidement surnommé, a commencé à se répandre.





