Par: Mohamed El-Sayed El-Azzawy
Au fil des années, l’Égypte n’a jamais cédé le moindre grain de son territoire. Elle n’accepte aucune compromission quant à ses droits et à sa terre, et rejette catégoriquement toute idée de déplacement forcé. Nul doute que le droit, aussi long que soit le chemin pour y parvenir, ne se perd jamais : il se recouvre par une foi inébranlable, une volonté ferme et un travail sincère.
À l’occasion de l’anniversaire de la libération du Sinaï et selon les anales de l’histoire, le Sinaï n’est pas simplement une étendue géographique du territoire national. Plus précisément, le Sinaï ne saurait en aucun cas être envisagé comme une patrie de substitution. Le Sinaï est égyptien et demeurera égyptien à jamais, appartenant à l’Égypte et à son peuple.
Il convient ici de rendre hommage à notre armée, vaillante et déterminée, bouclier et épée de la Nation. Hier, l’armée a libéré la terre; aujourd’hui, elle la protège et demeure pleinement capable de dissuader quiconque serait tenté de s’approcher de l’Égypte ou de porter atteinte à sa sécurité nationale. Salut aux Forces armées, et avertissement à toute partie qui songerait à nuire à l’Égypte.
En cette commémoration historique de la fête de libération du Sinaï, nous exprimons nos plus sincères sentiments de reconnaissance et de fidélité au défunt Président Mohamed Anouar El-Sadate, homme de vision lucide et de volonté inébranlable, qui a œuvré pour la paix dans la région. Sa vision, en avance sur son temps, aurait pu transformer la situation si elle avait été pleinement entendue à l’époque. L’Égypte demeure, en effet, porteuse d’une expérience politique et d’une vision tournée vers l’avenir.
Bravo à l’Équipe juridique !
Nous saluons également l’équipe juridique égyptienne qui a mené avec brio et compétence la bataille de l’arbitrage international, permettant à l’Égypte de recouvrer Taba. Ainsi s’est achevée l’épopée de la libération, et le Sinaï est revenu dans son intégralité sous souveraineté égyptienne, fier et digne au sein de la patrie, après des combats militaires, des confrontations politiques et des débats juridiques menés par les fils de l’Égypte sur tous les fronts.
En vérité, l’État égyptien a choisi, avec une volonté ferme et une détermination sans faille, de suivre la voie de la construction et du développement, sans interruption ni report, malgré les défis majeurs auxquels l’Égypte et la région ont été confrontées au cours de la dernière décennie : la lutte contre le terrorisme, la pandémie de Covid-19, la guerre russo-ukrainienne, la guerre à Gaza, puis les tensions avec l’Iran, et les lourdes répercussions qui en ont découlé. Parmi celles-ci figurent notamment la perte d’environ dix milliards de dollars de revenus du Canal de Suez en raison des attaques contre les navires dans le détroit de Bab El-Mandeb, l’accueil d’environ dix millions de personnes en provenance de pays frères et amis, ainsi que la hausse mondiale des prix des denrées alimentaires et de l’énergie.





