Par: Mohamed Moussa
Le gouverneur du Caire, Dr Ibrahim Saber, a assisté à l’inauguration de la fresque murale intitulée « Quand la lune soupire », au jardin El-Horreya. Cette œuvre a été réalisée avec la participation de l’artiste mexicain Uriel Barajan, dit « Boller », et de plusieurs artistes muralistes mexicains, en collaboration avec des étudiants de la Faculté des beaux-arts de l’Université de la Capitale, dans le cadre du renforcement de la coopération artistique et culturelle entre le gouvernorat du Caire et l’ambassade du Mexique.
La cérémonie s’est déroulée en présence de Héctor Ortega, ministre-conseiller et chargé d’affaires de l’ambassade du Mexique au Caire, de plusieurs ambassadeurs et membres du corps diplomatique, ainsi que de l’artiste mexicain Uriel Barajan, dit « Boller ».
Dr Ibrahim Saber a souligné que l’inauguration de cette fresque constituait une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération culturelle et artistique entre l’Égypte et le Mexique, tout en illustrant la profondeur des relations d’amitié et de respect mutuel entre les deux pays. Il a rappelé que l’art est un langage universel capable de dépasser les frontières géographiques, les différences linguistiques et culturelles, et de bâtir des ponts de communication et de compréhension entre les peuples.
Le gouverneur a exprimé ses remerciements à l’ambassade du Mexique au Caire et à son chargé d’affaires, Héctor Ortega, pour cette initiative artistique qui témoigne de leur volonté de renforcer les échanges culturels et humains entre les peuples égyptien et mexicain.
Il a rappelé que les relations entre les deux pays reposaient sur une longue histoire d’amitié et de respect mutuel, unissant deux peuples fiers de leurs civilisations anciennes et de la richesse de leur patrimoine culturel. Les échanges culturels et artistiques constituent, selon lui, l’un des principaux vecteurs de rapprochement entre les deux pays, depuis plus de six décennies de relations diplomatiques.
Dr Ibrahim Saber a également salué la coopération fructueuse entretenue au fil des années avec l’ambassade du Mexique, qui a donné lieu à de nombreuses initiatives et manifestations culturelles et artistiques permettant au public égyptien de découvrir la diversité et la richesse de la culture mexicaine. Il a notamment mis en avant la participation de l’ambassade aux différentes activités artistiques organisées par le gouvernorat, dont celles de la rue de l’Art, dans le centre-ville du Caire.
Évoquant la portée symbolique de la fresque, le gouverneur a expliqué que « Quand la lune soupire » exprimait l’amitié entre l’Égypte et le Mexique à travers des couleurs, des symboles et des créations inspirés des deux civilisations. L’œuvre illustre ainsi la capacité de l’art à rassembler les peuples autour des valeurs de beauté, de créativité et de respect mutuel, au-delà des distances et des différences culturelles.
Le gouverneur a souhaité que cette réalisation ouvre la voie à de nouvelles initiatives et à des projets culturels et artistiques communs entre le gouvernorat du Caire et l’ambassade du Mexique, contribuant à enrichir la vie culturelle de la capitale et à consolider les liens entre les deux peuples.
Il a également rendu hommage à l’artiste mexicain Uriel Barajan, dit « Boller », ainsi qu’à l’ensemble des participants à la réalisation de la fresque. Il a salué tout particulièrement l’engagement des étudiants bénévoles de l’Université de la Capitale, soulignant l’importance de la participation des jeunes aux manifestations artistiques et culturelles favorisant les échanges entre les civilisations et stimulant leur créativité.
Dr Ibrahim Saber a enfin réaffirmé la volonté du gouvernorat de poursuivre sa coopération avec l’ensemble des ambassades et missions diplomatiques accréditées en Égypte, afin de promouvoir les échanges culturels et artistiques et de consolider la place du Caire en tant que ville ouverte aux cultures du monde et carrefour des civilisations et de la créativité humaine.
En marge de la cérémonie, les étudiants de la Faculté des beaux-arts de l’Université de la Capitale ayant participé à la réalisation de la fresque ont été honorés.
D’une dimension de 10 mètres sur 2,7 mètres, l’œuvre, intitulée « Quand la lune respire », évoque le moment silencieux où deux cultures se découvrent sous le même ciel, malgré les continents qui les séparent. Le colibri mexicain et la huppe égyptienne s’y rejoignent autour d’un cœur symbolisant la vie, la mémoire et le lien spirituel qui transcende les frontières.
Les étoiles aux yeux ouverts représentent l’univers qui observe cette rencontre, tandis que les paysages de l’Égypte et du Mexique s’entrelacent et échangent leurs territoires. Une manière de rappeler que l’identité s’enrichit également du regard que chaque culture porte sur l’autre.
Le souffle de la lune symbolise enfin l’élan qui rend cette union possible, transformant la nuit en un pont entre deux civilisations millénaires.





