Le public new-yorkais a vibré une dernière fois pour son chouchou français: Gaël Monfils, 40 ans, a disputé son dernier match en Grand Chelem, battu 6-3, 6-4, 6-3 au 2e tour de l’US Open par l’Américain Learner Tien, selon l’AFP.
Une défaite logique, implacable. Mais il restera ces images folles des spectateurs du court Louis-Armstrong, debout, hurlant à tue-tête le nom de Monfils pour que le plaisir dure encore un peu à New York, sa “deuxième maison”, où il a réalisé certains de ses plus beaux exploits.
L’histoire d’amour avec la Grosse Pomme a commencé en 2005. A 18 ans, La Monf fait ses débuts à l’US Open face au Serbe Novak Djokovic, encore inconnu à l’époque, et emporte en cinq la première de ses 20 victoires face au Français.
Il y a encore ce match épique en 2014, lorsqu’il mène deux sets à rien contre le Suisse Roger Federer, se procure deux balles de matches dans le quatrième set avant de céder finalement dans le cinquième en 3h20.
Deux ans plus tard, Monfils réalise un parcours fantastique sans perdre un set jusqu’en demi-finale, stoppé, là encore, par Djokovic.
Lancé depuis le début de la saison dans une tournée d’adieux, l’ex-N.6 mondial voulait à tout prix rallier New York pour jouer une dernière fois dans une ambiance de feu. Désormais 311e au classement ATP, les organisateurs ont réalisé son voeu en lui octroyant une invitation.
Le lauréat de 13 titres individuels sur le circuit avait rêvé d’être toujours performant à 40 ans. Ce fut chose faite mardi, le jour de son anniversaire, lorsqu’il a battu Adolfo Daniel Vallejo au 1er tour, devenant au passage le troisième quadragénaire à remporter un match à l’US Open dans le tableau masculin – après l’Australien Ken Rosewall (42 ans en 1977) et l’Américain Jimmy Connors (40 ans en 1992).
Mais jeudi soir, le showman a fait son âge face à Tien, 20 ans de moins, et une tactique bien rodée. “Désolé Gaël d’avoir fait autant d’amorties”, a plaisanté l’Américain dans son interview d’après-match face à un Monfils hilare sur son banc.





