Droits de douane, flambée des prix de l’énergie… “Même pas peur!” semble rétorquer l’économie américaine. Ces chocs successifs la fragilisent pourtant chaque fois un peu plus, soulignent des économistes.
Une situation, que le président Donald Trump adore, s’est répétée à plusieurs reprises depuis son retour au pouvoir en janvier: des prévisions économiques sont démenties, il les taxe de catastrophistes et déduit que ses politiques fonctionnent.
Il balaie à l’inverse d’un revers de main les mauvaises nouvelles.
Comme ce mardi: l’inflation est apparue au plus haut depuis quasiment trois ans, la guerre qu’il a déclenchée contre l’Iran commençant à faire grimper les prix en cascade, mais le chef de l’Etat a assuré que c’était de “court terme” et préféré insister sur la santé insolente de Wall Street.
Le hic, c’est que “la Bourse n’est pas l’économie”, remarque l’économiste en chef de Moody’s, Mark Zandi, interrogé par l’AFP.
Selon lui, le boom boursier en cours ne dit rien des “fondamentaux” de la première économie mondiale mais semble “évoluer de manière autonome” face aux immenses espoirs placés dans l’intelligence artificielle (IA).
Il note que ce même essor de l’IA contribue à voir les Etats-Unis en rose: il “génère d’importantes dépenses d’investissement, fait grimper la valeur des actions et donc crée beaucoup de richesse parmi les plus aisés, stimulant leur consommation…”





