Des rapports américains et occidentaux révèlent que les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord-cadre préliminaire prévoyant la réouverture progressive du détroit d’Hormuz, la prolongation du cessez-le-feu pour 60 jours, ainsi qu’un engagement iranien à ouvrir ultérieurement des négociations sur son programme nucléaire et à abandonner son stock d’uranium hautement enrichi.
Selon le Washington Post, un haut responsable de l’administration américaine a indiqué que les deux parties avaient conclu un mémorandum d’entente constituant un « cadre temporaire » visant à consolider l’apaisement et à ouvrir la voie à un accord définitif pour mettre fin durablement à la guerre. Les deux prochains mois seraient consacrés aux négociations sur les dossiers les plus complexes, notamment la question nucléaire iranienne.
Le détroit d’Hormuz
D’après une source diplomatique informée, l’accord prévoit que Téhéran rouvre immédiatement le détroit d’Hormuz après la signature du mémorandum, avec des mesures destinées à rétablir le trafic maritime à son niveau d’avant-guerre dans un délai de 30 jours.
Un responsable iranien a précisé que cette réouverture se ferait de manière progressive, en échange de mesures américaines comprenant le déblocage d’environ 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés, le début des opérations de déminage dans le détroit et l’allègement, voire la levée, du blocus américain contre l’Iran.
Le projet inclut également une annonce simultanée de l’Iran, des États-Unis et de leurs alliés concernant la fin des opérations militaires sur plusieurs fronts, y compris au Liban, dans le but de réduire les tensions régionales.
La question de l’uranium
Bien que le mémorandum ne constitue pas encore un accord nucléaire définitif, il montre une volonté des deux camps d’avancer vers un compromis sur ce dossier sensible.
Un responsable américain a affirmé que l’accord obligerait l’Iran à ne pas se doter de l’arme nucléaire, notamment en renonçant à son stock d’uranium hautement enrichi. Les modalités de cette démarche seraient discutées durant la période de trêve.
De son côté, un responsable iranien a insisté sur le fait que le document actuel ne représente qu’un engagement à entamer des négociations futures sur le nucléaire, preuve que des divergences persistent encore sur les mécanismes de contrôle et les sanctions.
Le journal britannique The Telegraph a également rapporté qu’un responsable américain a confirmé que Washington et Téhéran s’étaient entendus « en principe » sur une formule qui mènerait finalement à l’abandon par l’Iran de son stock d’uranium hautement enrichi.
Source: AlQahera News





