- Réduire les émissions carbone et stimuler les investissements verts

Dans le cadre des orientations de l’Organisation de l’aviation civile internationale, le continent africain franchit une nouvelle étape vers l’adoption d’une politique commune relative au carburant aérien durable (SAF).
Parallèlement, le ministère égyptien de l’Aviation civile, sous l’impulsion du ministre Sameh Al-Hefni, a engagé l’utilisation du carburant durable pour l’aviation, dans le but de réduire les émissions de carbone, de diminuer progressivement la dépendance aux énergies fossiles, de promouvoir les investissements verts et de renforcer la durabilité du secteur aérien.
Dans ce contexte, les travaux d’un atelier continental spécialisé consacré aux politiques de développement et de déploiement du SAF se sont achevés à Pretoria. Cette rencontre a réuni des décideurs de haut niveau, des experts du secteur aérien, des responsables politiques ainsi que des représentants des gouvernements et du secteur privé issus de plusieurs pays africains. L’Égypte y était représentée par le pilote Karim Gamil, conseiller du président de l’Autorité de l’aviation civile égyptienne.

Une mobilisation continentale pour une aviation plus durable
L’atelier a été organisé sous l’égide de l’Union africaine et du Marché commun de l’Afrique orientale et australe, dans le cadre des efforts conjoints visant à accélérer la transition vers une aviation durable et à permettre au continent de s’aligner sur les tendances mondiales en matière de réduction des émissions.
Les discussions ont porté sur les mécanismes de développement d’un écosystème africain du carburant durable, en mettant l’accent sur des orientations stratégiques visant à renforcer la sécurité énergétique, à ouvrir de nouvelles perspectives économiques et à consolider les chaînes de valeur locales dans les secteurs de l’énergie et du transport aérien.
Un levier stratégique pour la croissance et l’emploi
Les participants ont souligné que le développement de l’industrie du SAF constitue une opportunité stratégique majeure pour l’Afrique, en raison de son potentiel à soutenir la croissance économique et à générer de nouveaux emplois, notamment dans les secteurs de l’aviation, du pétrole, de l’agriculture, de l’industrie et des transports.
Ils ont également insisté sur la nécessité de renforcer la coopération régionale et l’intégration continentale à travers des partenariats entre États africains, afin de mutualiser les ressources et de développer des projets communs, rendant ainsi ce secteur plus attractif pour les investisseurs.
Recommandations pour un cadre africain intégré
À l’issue de ses travaux, l’atelier a recommandé l’adoption de politiques flexibles et incitatives pour encourager l’investissement dans le carburant aérien durable, ainsi que le soutien à l’innovation et à la recherche scientifique. Il a également appelé au renforcement des partenariats public-privé et à l’élaboration de cadres réglementaires harmonisés à l’échelle du continent.
Cette initiative intervient alors que le secteur aérien africain connaît une croissance rapide, rendant indispensable la transition vers des solutions durables afin de garantir la pérennité de cette dynamique et d’atteindre les objectifs de développement à long terme.
Les participants ont enfin souligné l’importance de maintenir une coordination étroite entre les États et les institutions africaines, en vue de bâtir une vision commune pour un secteur aérien africain plus durable, innovant et compétitif.





