Antibiotiques, en rationaliser pour une meilleure santé
Par : Ghada Choucri
En novembre 2022, le ministère de la Santé et de la population avait lancé la stratégie nationale de rationalisation de l’usage des antibiotiques et de l’usage rationnel des médicaments. Dans des affirmations faites à la presse égyptienne, Dr Hazem Al-Fail, chef du secteur des soins cliniques, a indiqué que la stratégie nationale de rationalisation de l’utilisation des antimicrobiens est une étape importante vers la réalisation de la vision du pays, dans le plan de développement durable pour l’utilisation rationnelle des médicaments, et à l’appui du plan national de lutte contre l’antibiorésistance, en collaboration avec les agences affiliées au ministère de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé.
Le ministre de la Santé avait expliqué le déroulement de la stratégie qui sera fait sur 3 phase. La première phase, qui a déjà commencé, avec la participation de 1.000 pharmaciens travaillant dans 227 hôpitaux affiliés au ministère de la Santé et de la Population, ou des ateliers de formation ont été tenus, la durée de l’atelier est de 3 jours. Pour la 2ème phase de durée de 2 mois, au cours de laquelle le suivi quantitatif et qualitatif de l’utilisation des antibiotiques est effectué dans tous les services hospitaliers et lié au fardeau économique qui en résulte, puis l’analyse finale des données est menée pour formuler les recommandations nécessaires, expliquant que cette phase est le plus grand processus de surveillance des antibiotiques. Or, la 2ème phase de mise en œuvre de la stratégie s’étend sur trois à six mois, au cours desquels les revenus réalisés grâce à l’application des interventions pour l’utilisation rationnelle des antibiotiques seront mesurés, complétant ainsi la mise en œuvre de la première partie de la stratégie. . Du côté des nouveautés de la stratégie, en janvier 2023, le ministère de la Santé et de la Population a annoncé la formation de 6.327 pharmaciens dans 11 gouvernorats, au cours de l’année 2022, dans le cadre de la stratégie nationale de rationalisation de l’usage des antibiotiques et de l’usage rationnel des médicaments, et également dans le cadre du renforcement de l’efficacité des pharmaciens travaillant dans le secteur public, afin de fournir le meilleur service au patient égyptien.
Dr Hossam Abdel Ghaffar, porteparole officiel du ministère de la Santé et de la Population, a déclaré que la formation comprenait les gouvernorats du « Caire, Fayoum, Beni Suef, Sharkia, Suez, Gizeh, Qalyubia, Menoufia, Alexandrie, Kafr El-Sheikh, et Gharbia », où 2..511 pharmaciens ont été formés en pharmacie clinique. Et la formation de 1.758 pharmaciens sur les programmes de contrôle, en plus de la tenue de 41 cours de formation sur les programmes administratifs pour 1.088 pharmaciens.
Le porte-parole officiel du ministère de la Santé et de la Population a souligné que la coordination continue entre le ministère de la Santé et de la Population, le Conseil supérieur des hôpitaux universitaires, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et toutes les agences et comités concernés par la mise en œuvre de la stratégie, visant à renforcer le système de surveillance de l’infection par des microbes résistants aux antibiotiques, en équipant les laboratoires de microbiologie et en développant un système de numérisation, ainsi que le lancement des programmes de traitement des infections bactériennes, contribuent à réduire l’impact de la résistance aux antimicrobiens. Pour sa part, Dr Ghada Younis, chef de l’administration centrale des affaires pharmaceutiques, a déclaré que la formation pratique comprend la définition des mécanismes d’application, la mise en place d’un plan de mise en œuvre, en passant par la façon d’utiliser le protocole égyptien modifié pour la tomodensitométrie des modèles d’antimicrobiens, et ce en coopération avec l’Organisation mondiale de la santé. En effet, l’introduction généralisée des antibiotiques après la Seconde Guerre mondiale a été l’un des progrès thérapeutiques les plus importants du XXe siècle.
Les traitements antibiotiques ont fait progresser l’espérance de vie de plus de dix ans, soit plus qu’aucun autre traitement médical. Cependant, l’usage généralisé, voire abusif de certains antibiotiques, y compris en traitement préventif, curatif ou en complément alimentaire dans l’alimentation animale, dans les piscicultures, en médecine vétérinaire et humaine, ou encore comme pesticides pour le traitement des végétaux (contre le feu bactérien par exemple) a introduit une pression de sélection qui a conduit au développement de populations de microorganismes antibiorésistants et à une baisse générale de l’efficacité thérapeutique.
En milieu hospitalier, ceci conduit à une augmentation du risque nosocomial, faute de traitement adapté contre certains germes particulièrement résistants. Impact négatif des antibiotiques Toutefois, les antibiotiques ont des impacts négatifs comme positifs, notamment en cas de surconsommation. “Les antibiotiques, ce n’est pas automatique”. Si on connaît ce slogan par coeur, on ignore souvent pourquoi il ne faut prendre ces médicaments que lorsque c’est vraiment nécessaire. Une étude apporte un nouvel élément de réponse : publiée dans la revue Environmental Science & Technology, elle montre que le simple fait d’être exposé aux antibiotiques peut avoir un effet négatif, tant sur les organismes exposés que sur leur descendance, selon le site Internet Pourquoi Docteur.
Plus précisément, l’étude montre que la première génération de poissons zèbres, nés de parents exposés aux CTC, un antibiotique courant, avait des défenses antibactériennes affaiblies et que le nombre de leurs cellules immunitaires diminuait. Ce dernier constat s’applique également à la troisième génération. Lorsque le système immunitaire d’un organisme est affaibli, celui-ci devient moins apte à combattre les virus et les bactéries et donc plus sujet aux maladies.
La surconsommation un danger silencieux
Par : Ingi Amr
Le ministère de la Santé a lancé une campagne pour réduire la surconsommation des antibiotiques. Une stratégie a été fixée pour faire face à cette surconsommation en sensibilisant sur les risques. Le but est de parvenir à un usage sûr et efficace des antibiotiques, a indiqué le porte-parole du Ministère de la Santé. Un antibiotique est un médicament qui lutte contre les bactéries soit en arrêtant leur croissance (bactériostatique) ou soit en les tuant directement (bactéricide). L’effet bactériostatique est souvent un peu plus long que celui bactéricide car il faudra empêcher la bactérie de se développer et de se multiplier et elle mourra par apoptose (mourir d’elle-même). Ainsi les antibiotiques aident-ils l’organisme à lutter contre ces bactéries qui gênent son bon fonctionnement. Pourtant, la fin du 20 ème siècle a été marquée par une explosion du nombre d’antibiotiques et leur consommation. Cet usage massif d’antibiotiques – parfois inapproprié – a largement contribué au développement de résistance bactériennes. L’utilisation massive et répétée d’antibiotiques a profondément modifié l’écologie bactérienne.
En exerçant une pression de sélection sur les bactéries, la surconsommation d’antibiotiques a favorisé le développement de souches résistantes aux antibiotiques. Résistance bactérienne Certaines espèces bactériennes peuvent être « naturellement » résistantes à un antibiotique ou à une famille d’antibiotiques, c’est-à-dire de manière innée, précise le site antibio-responsable.fr. Cette résistance naturelle (ou intrinsèque) concerne toutes les souches d’une même espèce bactérienne. Mais il existe un autre type de résistance, plus préoccupant : c’est la résistance acquise, qui se caractérise par l’apparition subite d’une résistance à un ou plusieurs antibiotiques chez certaines bactéries qui étaient auparavant sensibles.
Ces mécanismes de résistance acquise sont liés à des modifications au niveau de l’ADN de la bactérie, par des mutations. Ces dernières peuvent survenir au niveau du chromosome de la bactérie et lui permettent de contourner l’effet de l’antibiotique. Ce phénomène ne concerne qu’un antibiotique ou qu’une famille d’antibiotiques à la fois. L’acquisition de gènes de résistance peut résulter du transfert de matériel génétique (plasmide) porteur d’un ou plusieurs gènes de résistance, venant d’une bactérie résistante. Il s’agit du mécanisme de résistance le plus répandu et le plus préoccupant, car il peut simultanément concerner plusieurs antibiotiques, voire plusieurs familles d’antibiotiques. Une même souche bactérienne peut accumuler les mécanismes de résistances, suite au transfert de nombreux plasmides, on parle alors de multirésistance.
Les bactéries multirésistantes (BMR) sont aujourd’hui très redoutées, car elles peuvent conduire à des impasses thérapeutiques. Antibiotiques naturels Un antibiotique chimique a une action bactériostatique qui stoppe la croissance des bactéries, et une action bactéricide qui détruit ou inhibe les bactéries. Cependant, la flore intestinale contient une grande quantité de bactéries et d’autres microorganismes essentiels au bon fonctionnement de l’intestin. L’antibiotique chimique détruit toutes ces bactéries. Se tourner vers des alternatives comme les antibiotiques naturels, c’est tout profit pour la santé. Il existe heureusement de nombreux remèdes naturels efficaces pour prévenir, soulager, voire guérir les petits maux les plus courants, selon le site pharmaciengiphar.com.
Le miel a des propriétés médicinales largement reconnues. Il est efficace contre la fièvre, les blessures, les lésions, et ulcères. Le miel est un très bon antiseptique naturel. L’ail a de nombreuses vertus pour la santé, il possède notamment un effet antibiotique et antibactérien. C’est un ingrédient antibactérien naturel tellement puissant qu’il pourrait réussir à détruire les bactéries là où des antibiotiques chimiques échouent. L’Echinacée a un rôle antibiotique et antiseptique reconnu. Elle aide à diminuer l’inflammation, la douleur et à lutter contre les virus. L’huile d’origan est antiinfectieuse, antivirale et immunostimulante. Elle est surtout réputée pour son action antibactérienne majeure et à large spectre, capable d’agir sur de très nombreux germes.
La Propolis est récoltée sur les bourgeons de certains arbres par les abeilles pour colmater et aseptiser leurs ruches, la propolis est un mélange de résines, huiles essentielles, cires et pollen. Riche en flavonoïdes, vitamines et oligoéléments, la propolis est très efficace contre les affections Oto-RhinoLaryngologiques. L’huile de coco est un antibiotique naturel. Les graisses contenues dans l’huile de noix de coco ont des propriétés antibactériennes, anti-virales, antifongiques, antiparasitaires.





